
English Folk Songs

Can she excuse my wrongs
C’est une chanson de la fin du XVIe siècle du compositeur John Dowland , la cinquième chanson de son premier livre de Songes ou Ayres ( Peter Short , Londres 1597). Les paroles sont mises en musique sur un air de danse, une gaillarde. Les paroliers de Dowland sont souvent anonymes, leurs identités se perdant au fil du temps. De ce fait, il est souvent difficile de savoir si c’est la mélodie ou le texte qui est venu en premier.
Peut-elle mes maux excuser par le manteau de la vertu?
Puis-je l’appeler bonne quand elle se montre dure?
Est-ce que ce sont des feux clairs qui disparaissent en fumée?
Dois-je louer les feuilles, là où je ne trouve aucun fruit ?

Flow my tears
Ce morceau a été composé par John Dowlonad et publié en 1600. Composé à l’origine comme pièce instrumentale pour luth sous le nom de Lachrimae pavane en 1596. Les deux influences majeures de la musique de Dowland furent les chants populaires de consort et la musique de danse de l’époque . La plupart des œuvres de Dowland sont écrites pour son propre instrument, le luth.
Coulez, mes larmes, tombez de vos sources !
Exilé pour toujours, laissez-moi me plaindre
Où l’oiseau noir de la nuit chante sa triste infamie,
Là, laissez-moi vivre, désespéré.

The three ravens
On trouve ce morceau dans un recueil imprimé de chansons compilé par le compositeur Thomas Ravenscroft et publié en 1611 où elle est harmonisée pour quatre voix ; elle pourrait cependant être plus ancienne.
La chanson débute par un échange entre trois corbeaux qui se demandent comment prendre leur petit déjeuner. L’un d’entre eux indique qu’un chevalier nouvellement occis est étendu dans un champ. Mais son cadavre est fidèlement protégé par ses chiens et ses faucons. Puis une biche enceinte, métaphore pour la bien-aimée, survient, embrasse les blessures du chevalier, et emporte son corps pour l’enterrer.

The turtle dove
C’est une ballade traditionnelle de tradition orale qui a été collectée (transcrite en notation musicale) en 1710 par Robert Harley, Comte d’Oxford, puis publié en 1847 par John Payne Collier et enfin arrangé pour chœur en 1907 par le célèbre compositeur Ralph Vaughan Williams.
Adieu, ma chère, je dois partir mais je reviendrai même si parcours 100 000 miles. Je resterai fidèle tant que les étoiles ne tomberont pas, tant que la mer ne s’assèchera pas et tant que les rochers ne fondront pas au soleil. Vois sur l’arbre cette tourterelle qui se lamente sur son amour perdu tout comme je le ferai.

Scarborough fair
L’origine remonterait à 1670 et cette ballade a fait l’objet de nombreuses versions à la fin du XVIIIème siècle. Elle a été collectée par Frank Kidson en 1891 (un collectionneur de chansons folkloriques) et a beaucoup été arrangée au cours du XXème siècle, avec par exemple la célèbre version de Simon& Garfunkel.
Si tu vas à la foire de Scarborough, dis à mon amour de faire …suit une liste de tâches impossibles

The water is wide
Une racine de cette chanson est la ballade écossaise « Jamie Douglas » (1776). Elle a été harmonisée par John Rutter et aussi Benjamin Britten. La chanson moderne « The Water Is Wide » a été popularisée par Pete Seeger dans le cadre du renouveau folk. Le groupe U2 a aussi utilisé la mélodie.
L’imagerie des paroles décrit les défis de l’amour : « L’amour est beau, l’amour est gentil » pendant la phase de lune de miel de toute relation. Cependant, au fil du temps, « l’amour vieillit et se refroidit ». Même le véritable amour, disent les paroles, peut « s’estomper comme la rosée du matin ».

The oak and the ash
Elle a été collectée vers 1890 mais date probablement du XVIIème. Elle a été mise dans la lumière parla chanteuse anglaise Marianne Faithfull en 1966 ainsi que par les King’s Singers en 1985.sous le titre de the North Country Maid.
Une jeune fille du nord de l’Angleterre, égarée à Londres, regrette de ne pas être chez elle ; elle chante les louanges du Nord et de ses coutumes ; elle jure de ne se marier qu’à son retour, préférant épouser un homme du Nord. Elle espère revenir dans moins d’un an. Refrain : « Le chêne, le frêne et le beau lierre/Ils fleurissent chez moi, dans mon propre pays. »

Black is the color of my true love’s hair
Cette ballade aurait des racines anciennes écossaises (la rivière Clyde) at a été popularisée au XXème siècle aux Etats-Unis , dans les Appalaches. Elle a été harmonisée en 1941 par le compositeur John Jacob Niles. Elle a été beaucoup chantée par des artistes du XXème siècle (Nina Simone, Joan Baez)
Une jeune fille est amoureuse d’un jeune homme aux cheveux bruns.Comme toute personne amoureuse, elle trouve celui qu’elle aime séduisant. Elle aime tout chez lui : ses lèvres, son sourire, ses mains. Le jeune homme est au courant de cet amour mais ce dernier ne semble pas réciproque car elle se lamente.

Greensleeves
On attribue cette chanson au roi Henri VIII d’Angleterre (1491-1547) sur le thème de ses sentiments amoureux non réciproques pour sa seconde épouse et reine d’Angleterre Anne Boleyn. Le compositeur anglais William Chatterton adapte cette musique en 1871 avec des paroles de chant de Noël
Hélas, mon amour, vous me maltraitez,
À me rejeter de façon si discourtoise,
Moi qui vous aime depuis si longtemps,
Qui me délecte en votre compagnie.

Geordie
Un manuscrit datant d’entre 1601 et 1640 est la version la plus ancienne de la ballade, racontant l’histoire du brigand George Stoole de Northumberland , exécuté en 1610. La ballade était traditionnellement chantée dans le monde anglophone, en particulier en Angleterre , en Écosse et en Amérique du Nord , et était interprétée avec de nombreuses mélodies et paroles différentes. Ces derniers temps, des versions populaires ont été interprétées et enregistrées par de nombreux artistes et groupes dans différentes langues, principalement inspirées par l’enregistrement de Joan Baez de 1962
« Geordie » est une chanson folklorique anglaise relatant le procès du héros éponyme dont l’amante plaide pour sa vie.Un narrateur venant (généralement) du pont de Londres (mais parfois d’ailleurs) entend une jeune femme se lamenter sur Geordie. Elle affirme qu’il sera pendu avec faste, car il était de sang royal et aimait une femme de bien. Elle demande des chevaux pour Londres (ou ailleurs). Elle plaide que les crimes de Geordie n’étaient pas graves, puisqu’il n’a volé que quelques cerfs du roi.

The poor wayfairing stranger
Les origines de la chanson ne sont pas claires. Certains ont émis l’hypothèse que la chanson est un descendant de la ballade écossaise « The Dowie Dens of Yarrow » , tandis que d’autres ont émis l’hypothèse qu’elle provenait de l’hymne allemand « Ich bin ein Gast auf Erden » (« Un pèlerin ici je me promène »). Ce dernier a été traduit et imprimé dans de nombreux recueils de cantiques anglais tout au long du XIXe siècle.
Je suis un pauvre étranger voyageur
Alors que je traverse ce monde de chagrin
Pourtant, il n’y a pas de maladie, de labeur ou de danger
Dans ce monde lumineux où je vais
Je vais là-bas pour voir mon père
Je vais là-bas pas seulement pour vagabonder
Je vais seulement par-delà le Jourdain
Je vais seulement à la maison

500 miles away from home
C’est une chanson popularisée aux États-Unis et en Europe lors du renouveau folk des années 1960. Les paroles simples et répétitives expriment la complainte d’un voyageur loin de chez lui, sans le sou et trop honteux pour rentrer. Dans une interview accordée à Folk Music Worldwide en mai 1963, Paul Stookey, du groupe Peter, Paul and Mary, a qualifié la chanson, qui figurait sur le premier album du groupe en 1962, de reflet de la solitude.
Si tu rates le trains dans lequel je suis
Tu sauras que je suis parti
Tu peux entendre siffler le train à cent miles

The house of the rising sun
Comme c’est le cas de beaucoup de folk songs, l’auteur de The House of the Rising Sun est inconnu. Les musicologues pensent qu’elle est basée sur la tradition des « ballades populaires » (broadside ballads) et, thématiquement, elle a une certaine ressemblance avec la ballade du XVIe siècle intitulée The Unfortunate Rake. Selon Alan Lomax, « Rising Sun » était le nom donné à une maison de débauche dans deux chansons anglaises traditionnelles, et c’était aussi une appellation usitée pour des pubs anglais. La chanson fait partie de celles collectées par ce folkloriste Alan Lomax, qui, avec son père John, était conservateur des Archives of American Folk Song pour la Bibliothèque du Congrès.
La chanson raconte l’histoire d’une vie qui a mal tourné à La Nouvelle-Orléans. La dite « maison » (house) pourrait désigner une maison close, un établissement de jeu, voire une prison, mais l’existence ou non de l’établissement a donné lieu à de nombreuses spéculations. La signification varie selon l’interprète : le point de vue peut être celui d’une prostituée ou d’un jeune homme corrompu par le jeu et l’alcool, selon que l’interprète soit un homme ou une femme. De nombreuses versions invitent également un frère, un parent ou des enfants à éviter le même sort.